Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 12:39

 

 Patrice et Pierre au sommet des Pics de Sindou

 

A Banfora, le choc a été un peu plus violent que pendant nos séjours à Bobo ou Ouaga.

Banfora est une ville pauvre, entourée d’une " banlieue " pauvre, dans une région pauvre. Bref, c’est très pauvre et ça se voit.

A Banfora, nous avons croisé Patrice. Il est guide (reconnu par l'organisation nationale du tourisme au Burkina) et attend les touristes à la sortie des bus à la gare routière de Banfora. C’est là que nous l’avons rencontré.

Il nous a amené à notre " hôtel ", Les Roniers, (un super petit complexe composé de petites cases très sympas autour d’un restaurant qui sert une très bonne nourriture locale) et nous a proposé des excursions. Nous avons décidé d’en faire une avec lui aux Pics de Sindou, la curiosité géologique du coin.

Le lendemain, équipés d’un truc à 2 roues entre la moto et la mobylette (la motobylette), nous avons pris les pistes de Sindou.

Evidemment, on a crevé, mais ça, c’est obligatoire dès qu’on prend la route (enfin, les pistes) : ça fait partie du charme et surtout, c’est comme ça que l’on découvre les villages et l’hospitalité incroyable des gens.

Donc, sur le chemin, nous avons visité un petit village. C’était le jour du marché et nous en avons fait le tour. Les Burkinabé vendent des choses incroyables ! On ne croirait pas que cela existe. En l’occurrence, ils vendent des pastilles de lait à diluer dans les boissons. Au premier abord, on pourrait croire que ce sont des cachets, mais non, rien à voir, juste du lait? Ils vendent des vélos qui ont 50 ans, des tee-shirts portés de milliers de fois. Au marché, chacun trouve ce qu’il cherche.

Après plus de 50 Km, et avec les fesses en gelée, nous sommes arrivés à Sindou. Je vous l’accorde, géologiquement parlant, le site n’a rien d’exceptionnel, ce sont juste des cheminées de fées de pierres noires. Mais les explications de Patrice qui vont avec, elles, étaient vraiment sympas à écouter. Il nous a raconté les griots qui se réunissaient dans cet endroit magique, les sacrifices, les fêtes en l’honneur des dieux, les touristes trop inconscients de des esprits qui règnent ici et qui ont disparu pour n’avoir pas respecté le caractère sacré du lieu... On a beaucoup apprécié ses descriptions et on sentait qu’il adorait faire découvrir sa culture ! Des fois, il s’emballait tellement qu’on était obligé de se concentrer pour comprendre sa manière de parler ultra rapide !

Sur le chemin du retour, nous avons visité un tout petit village, Sitiana. Et là, nous avons pris une claque monumentale.

Les vieux à moitié nus devant leurs cabanes en terre, les enfants sales et avec les ventres rebondis (que l’on ne croit pas réels même dans les reportages) et des nombrils protubérants parce que mal coupés à la naissance, la maigreur de certains visages, les peaux attaqués par le soleil et parfois rongées par les maladies? Et malgré cela, des sourires radieux.

Que dire face à tout ça ? Que faire ? Comment se comporter ?

Eh bien, naturellement. Avoir le sourire si on en est capable ou ne pas l’avoir si ce n’est pas possible, serrer toutes les mains que l’on vous présente (et il y en a !), rendre visite au chef du village, parler aux vieux qui ne vous comprennent pas, ramener des petits jouets aux enfants, et profiter de ces sourires radieux.

Et voilà, vous faites partie de la famille, du clan? Du moins pour quelques instants. Personne ne vous regardera jamais de travers ou ne murmurera dans votre dos que vous n’avez rien à faire ici.

Ce n'est pas le cas dans tous les pays du monde : suivez mon regard.

 

 

 

 

Par Lutine - Publié dans : burkina2006
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 20:11

 

Nous ne sommes pas restés très longtemps à Bobo : 2 jours avant d’aller vers Banfora.

Cette ville nous a tout de suite parue très différente de Ouaga, tant sur le plan matériel qu’humain. Bobo est la ville la plus " touristique " du pays –ce qui, au Burkina, veut dire que vous pouvez, parfois, croiser plus de 10 blancs dans la journée- et cela s’en ressent au niveau des rencontres. Les gens sont un peu plus axés sur la vente de leur artisanat que sur l’échange de paroles gratuites même si évidemment, tout cela reste cordial et très sympa.

Et surtout, la différence majeure (de notre point de vue) est que Bobo est nettement moins brouillon que Ouaga. Les rues sont plus souvent goudronnées et presque toutes bordées de grands manguiers. On se promène donc dans une ville beaucoup plus fraîche et ombragée qu’à Ouaga où on peut vite souffrir de la poussière et de la chaleur.

Bobo est la " capitale de la musique " du pays. Nous y avons effectivement visité le musée de la musique qui est très intéressant (même si un peu petit comparé à la culture musicale de ce pays !).

Dans ce musée divisé en 3 petites pièces, la guide nous a expliqué les différents types de communication musicale : la communication de proximité, la musique comme outil de communication à distance (entre différents villages) et bien sûr, la musique, vecteur de communication avec l’au-delà. Nous avons ainsi appris que certains instruments étaient audibles à 40km ! A la fin de la visite, un DVD vraiment pas mal montre des images de différentes situations où la musique sert à la communication dans les villages.

Et pendant ce temps, certains prenaient des cours de danse et de djembe dans la cour du musée !

Par Lutine - Publié dans : burkina2006
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 15:49
 

Les enfants autour de l'association NAYAC ont du talent, la preuve, cette photo que l'un d'eux a prise seul.

Avec quelques mises au point, elle est géniale !

 

Par Lutine - Publié dans : burkina2006
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Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /Août /2006 22:20

 

 

Par Lutine - Publié dans : burkina2006
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Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /Août /2006 22:45

Ouagadougou a été notre ville préférée au Burkina. Un peu surprenant car nous avions lu partout que ce n’était pas là que résidait le charme du pays mais plutôt du côté de Bobo-Dioulasso.

Nous y avons passé 3 jours en arrivant et 3 autres avant de repartir et à chaque fois nous avons rencontré des gens super sympas. Et bizarrement, à Ouaga, même si c’est une grande ville, on retrouve souvent les mêmes personnes.

Citons pêle-mêle, Sam et Ismaël du Jardin de l’Amitié, Abdul de l’association NAYAC ainsi que tous les autres membres de cette association, Benjamin Raya Sawadogo, professeur d’art à l’université de Ouaga et sa femme Emilie, Christophe et Nicolas qui tenaient la première auberge où nous avons vécu et Catherine qui tenait la seconde... Et j’en oublie sûrement !

D'ailleurs, si vous projetz de partir comme nous dans ce pays, je ne saurais que trop vous conseiller de louer une chambre chez Christophe et Nicolas à Pissy, à la Maison Azaaba.

Le quartier de Pissy sera certainement celui dont nous serons le plus nostalgiques... C’est un coin calme, un peu loin du " centre " mais enfin pas tant que ça : 15 minutes de taxi (200FCFA par personne !) et vous êtes au grand marché ! Pas de route à Pissy : c’est certainement le quartier le plus accidenté de la ville, mais aussi le plus agréable, le plus accueillant. Il faut juste avoir une lampe de poche si vous rentrez après 19h00 !

Bref, comme dirait Olivia Ruiz, " joyeux bordel dans mon quartier " !

Par Lutine - Publié dans : burkina2006
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